Les femmes dans les Kolkhoz

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Les femmes dans les Kolkhoz

Quelques mots maintenant à propos des femmes, à propos des kolkhoziennes. La question des femmes dans les kolkhoz est une question d’importance, camarades.  Je sais que beaucoup d’entre vous sous-estiment le rôle des femmes et même se moquent un peu d’elles. Mais vous avez tort, camarades, grandement tort. Ce n’est pas seulement parce que les femmes représentent la moitié de la population. C’est surtout parce que le mouvement kolkhozien a porté aux postes de direction bon nombre de femmes remarquables, de femmes douées.  Considérez ce congrès, sa composition, et vous verrez que les femmes, d’arriérées qu’elles étaient, ont depuis longtemps rejoint l’avant-garde. Les femmes, dans les kolkhoz, constituent une force importante. Tenir cette force sous le boisseau, c’est commettre un crime. Notre devoir est de promouvoir les femmes, dans les kolkhoz, et de faire agir cette force. Il est vrai que le pouvoir des Soviets a eu, dans un passé récent, un petit malentendu avec les kolkhoziennes. C’était à propos de leurs vaches. Mais maintenant la question des vaches est réglée, et le malentendu est dissipé. (Applaudissements prolongés.) Nous sommes arrivés à ceci que la plupart des kolkhoziens possèdent déjà une vache par foyer.  Une année, deux années passeront encore, et vous ne trouverez plus un seul kolkhozien qui n’ait pas sa vache. Soyez assurés que nous, bolcheviks, saurons faire en sorte que chaque kolkhozien ait sa vache. (Applaudissements prolongés.) Pour ce qui est des kolkhoziennes, elles ne doivent pas oublier le rôle et l’importance des kolkhoz pour la femme. Elles ne doivent pas oublier que c’est seulement dans les kolkhoz qu’elles peuvent se mettre sur un pied d’égalité avec l’homme.  En dehors des kolkhoz, c’est l’inégalité ; dans les kolkhoz, c’est l’égalité des droits. Que les camarades kolkhoziennes s’en souviennent, et qu’elles gardent le régime des kolkhoz comme la prunelle de leurs yeux. (Applaudissements prolongés.)

Staline

DISCOURS PRONONCE AU 1er CONGRES DES KOLKHOZIENS­ OUDARNIKS DE L’U.R.S.S. LE 19 FEVRIER 1933