Les filles et l’école soviétique.

0
Les filles et l’école soviétique.

L’instruction obligatoire était une condition essentielle pour la liquidation définitive de la discrimination des filles dans le domaine de l’instruction. Elle fut introduite en 1930-1931 et prévoyait 7 ans d’études dans les villes et les cités ouvrières, et au moins quatre ans (instruction primaire) dans les localités rurales. Dès avant la guerre de 1941-1945, nous étions sur le point de réaliser l’enseignement septennal obligatoire non seulement dans les villes, mais aussi dans les localités rurales. En même temps, l’instruction secondaire prenait un essor de plus en plus large. La guerre interrompit ce développement et retarda le passage à l’instruction générale septennale et secondaire, surtout en territoire occupé. Mais tout de suite après la fin de la guerre, en 1949-1951, l’instruction septennale générale était réalisée à peu près partout, ce qui permit d’accélérer la généralisation de l’instruction secondaire.

[…]

Le contenu de l’enseignement scolaire, qui en URSS fut et reste toujours identique pour les filles et les garçons montre avec évidence l’entière égalité des filles et des garçons en matières d’instruction.

L’unité et la stricte succession de tous les degrés d’enseignement ( 1ère – 4ème, 5ème-7ème, 8ème-10ème classes) forment le trait distinctif de l’école d’enseignement générale en URSS. Le contenu de l’enseignement scolaire est fixé par des programmes officiels uniques, qui déterminent strictement le volume des connaissances que doivent fournirent les différentes écoles (primaire, septennales et secondaires). C’est ainsi que se trouve réalisé le principe du démocratisme conséquent dans le système de l’enseignement scolaire qui donne à tous les enfants sans exception, indépendamment de leur sexe, nationalité, etc., des connaissances égales, permettant de poursuivre les études aux degrés supérieurs (école supérieure ou secondaire spéciale) ou pouvant servir plus tard dans les différentes branches de l’activité humaine.

Il suffit de saisir les buts et tâches que se pose en Union Soviétique l’école pour voir que ces tâches concernent dans la même mesure les filles que les garçons qu’une différenciation de l’instruction des filles et des garçons ne découle nullement des tâches que se propose l’école et n’est provoquée par aucune nécessité.

L’école soviétique se pose les tâches suivantes :

  • donner aux élèves les connaissances essentielles sur la nature, la société et la pensée humaine, former ainsi en eux une manière de voir scientifique;
  • enseigner et faire comprendre à la jeune génération less éléments de la production et de la technique modernes, apprendre à lier les conclusions de la science à la pratique de l’édification socialiste;
  • former chez eux des principes de morale stables, un dévouement infini à leur Patrie, le respect et l’amour des autres peuples du monde, des sentiments humains, l’amour du travail, la probité et la franchise;
  • assurer l’harmonie du développement intellectuel et physique des élèves, former des gens bien portants et heureux de vivre;
  • donner aux élèves une éducation esthétique, leur apprendre à comprendre et à apprécier l’art, éveiller en eux le gout du beau, développer leurs facultés créatrices.

Le plan scolaire actuel de l’école secondaire de dix ans prévoit 9 857 heures d’études et comprend les matières suivantes : langue et littérature russe ( 2788 heures), mathématiques ( 1980), histoire (660), Constitution de l’URSS (33), géographie ( 479), biologie (396), physique (544), astronomie (33), chimie (347), psychologie (33), langue étrangère (660), éducation physique (660), dessin (198), dessin technique (132), chant (198), travail et exercices pratique (330), travaux pratiques dans le domaine de l’agriculture, des machines et de l’électrotechnique (198), excursions (188). Une expérience de presque 40 ans , depuis qu’existe l’école soviétique, montre que les connaissances données à l’école sont parfaitement à la portée des filles, comme des garçons, et qu’elles leur sont aussi indispensables. Le point de vue antiscientifique et étroit, selon lequel les filles ont de la peine à comprendre des matières telles que les mathématiques, la physique, la chimie, que pour elles la technique n’a aucun attrait, etc., a été entièrement réfuté par l’expérience de l’instruction de millions de filles dans notre pays.

Les femmes soviétiques ont les mêmes droits que les hommes dans le domaine de l’instruction.

Séminaire – « L’égalité de la femme en URSS; » – pour les représentantes des états membres de la commission de la condition de la femme près le conseil économique et social de l’ONU et les représentantes des organisations non gouvernementales.

Rapport de L. Doubrovina, Moscou, septembre 1956. p-12-14. Editions en Langues étrangères Moscou.